Le secteur immobilier cambodgien : l’âge de la maturité
- Damien Stevens
- 23 oct. 2025
- 1 min de lecture
Dernière mise à jour : 24 oct. 2025

Entre flambée des prix, projets pharaoniques et stabilisation post-Covid, le marché immobilier cambodgien entre dans une phase de maturité. Phnom Penh, Siem Reap et Sihanoukville cherchent désormais un équilibre entre croissance, durabilité et attractivité.
D’une frénésie à une consolidation
Durant les années 2010, Phnom Penh a connu un boom immobilier inédit. Les investisseurs chinois et coréens ont financé tours, hôtels et condominiums. Mais la crise sanitaire a ralenti ce cycle. Depuis 2023, le marché retrouve un équilibre : les prix se stabilisent, la demande locale augmente, et les acteurs cambodgiens prennent enfin le relais des capitaux étrangers. Des promoteurs comme Orkidé Villa, Urbanland ou Peng Huoth Group privilégient désormais les projets résidentiels adaptés à la classe moyenne locale.
Une nouvelle vision : le “vivre cambodgien”
L’immobilier au Cambodge n’est plus une affaire de spéculation. Il devient une question de style de vie. Les nouveaux quartiers intégrés — comme Borey Peng Huoth ou The Park Phnom Penh — mêlent espaces verts, coworking et commerces de proximité. L’architecture locale s’inspire du climat tropical, avec une attention accrue à la ventilation naturelle, aux matériaux durables et aux énergies renouvelables. Les jeunes familles recherchent un confort moderne mais ancré dans la culture locale.
Un marché ouvert mais sous surveillance
Si les investissements étrangers restent essentiels, le gouvernement encadre désormais mieux les projets. L’adoption d’un cadre légal pour la copropriété, l’ouverture contrôlée aux acheteurs non-résidents et la régulation des constructions visent à assurer une croissance saine. Avec l’arrivée d’infrastructures majeures comme le Techo International Airport ou le Phnom Penh Ring Road, la valeur foncière du pays devrait connaître une nouvelle vague d’intérêt, cette fois plus maîtrisée et durable.





Commentaires